Chants: La muse morte, Aquarium et Baobab
La muse morte
Colchique dans le sang la vie naît en automne
A l’aube d’un cœur mort le printemps s’époumone
Tu fus fille poème tu es muse du temps
Héroïne éphémère d’un drame adolescent
Eluard exprimait les soupirs en ton âme
Résonance magique à ma future flamme
Ironie de l’amour gisant dans un regard
Nu et vide est le rêve où je fuyais hagard
Ebahi d’être encore là où tu n’étais pas
Pour remontant les ans vers ta source vitale
Refleurir ton absence et l’oubli de tes pas
Un nuage dessine ton image nuptiale
Violant ma mémoire et ravivant ce voeu
Ouvrir l’encre sanglante et aller dans les cieux
Ton nom inscrire enfin sur la stèle éternelle
Et foudre de la langue dans le verbe vivant
Branche ressuscitée par les sources du vent
Ou feuillage bruissant comme un vol d’hirondelle
Tu parfumes les sons et imprime ta sève
Muse morte étendue sous le soleil du rêve
Comme un dernier rayon brûle l’ultime amour
Arraché au sommeil sans espoir de retour
Tu fus femme lumière tu es brise nocturne
Hespéride pommée dans le verger diurne
Eluard dévorant l’espace du souvenir
Résurgence tragique d’un être en devenir
Il y a du sang qui vibre dans une nue blafarde
Nuage d’espérance en la vie qui se farde
Et promet d’être douce comme lente tumeur
Pour mener la détresse au-delà du grand âge
Réservoir des désirs et macabre rumeur
Une marmotte danse sous la lune volage
Violant le terreau qui caresse tes os
Ouvre l’antre fatal où la mort perd les eaux
Te faisant naître enfin dans la sphère éternelle
Et foudre de la langue dans le verbe vivant
Branche ressuscitée par les sources du vent
Ou feuillage bruissant comme un vol d’hirondelle
Tu parfumes les sons et imprime ta sève
Muse morte étendue sous le soleil du rêve
La moustache d’Abdelak saigne sur le trottoir
Alouette écorchée par l’éclat du miroir
L'image artiicielle a rongé la cervelle
La poudre masquait la mort, retour de manivelle
Refrain :
Drogue suicide blues
Si t’as plus d’ flouze
Quand t’es en manque t’as pas de planque
Et la mort t’attend
L’artiste au grand sourire a sombré dans l’espoir
L’aventure chimérique qui conduit au trou noir
Certains voyages internes enrichissent la tourmente
Mais dans ces couleurs fausses, l’impuissance fermente
REFRAIN
La poésie éclate les sens en alchimie
La poudre comparée n’est que triste chimie
Centrale nucléaire dans l’esprit raturé
La tête atomisée et les yeux fissurés
REFRAIN
La moustache d’Abdelak saigne sur le trottoir
Alouette écorchée par l’éclat du miroir
L'image artificielle a rongé la cervelle
La poudre masquait la mort, retour de manivelle
(Abdelak avait un grand sourire sous une moustache en guidon de vélo de course. Il s’est jeté du toit d’un immeuble de l’université un soir de manque.)
Sexe solitude
C’est des mains qui s’accrochent à un amour perdu
C’est des doigts qui s’agrippent à des formes ténues
Sexe solitude
C’est la nuit qui ressemble de plus en plus au jour
C’est des yeux bleus profonds qui deviennent noirs et lourds
Sexe solitude
C’est un saxo qui pleure sous une lune brune
C’est une voix qui s’éteint pour une vue charnelle
Où le corps est un cri dans un drap de flanelle
Mouillé par tant de larmes qui rêvaient de lagune
Sexe solitude, Sexe solitude, Sexe solitude
C’est un regard qui passe mais qui ne regarde plus
C’est un songe qui revient chaque jour un peu plus
Sexe solitude
C’est un oiseau qui hurle avec l’aile arrachée
C’est un désir qui sait qu’il est bien attaché
Sexe solitude
C’est un piano fermé sur des doigts sectionnés
C’est un écrin nuptial qui change de latitude
Comme un bonheur qui fuit un coin d’incertitude
Le désert sans soleil d’un baiser bâillonné
Sexe solitude, sexe solitude, sexe solitude
SS
Crazy bitch
La planète se délite comme une putain folle
CO2 mégabits y a des fions qui s’évasent
Par accommodation de discours tutélaires
Enfilades grotesques de perles et de pèze
Crazy bitch you’ll never be free
Crazy bitch you’ll ever be thick
(bis)
Un ours blanc trépasse dans une crevasse molle
Rolling Stones Abbé Pierre logis qui puent la vase
Par assimilation de révoltes biliaires
Ca a servi à quoi d’écourter Louis XVI
R
P’tite fille à Manille ta vulve se décolle
Un riche libidineux l’a prise pour un vase
Et par inspiration y a fourré son blaire
Plus on joui malsain plus on se sent balèze
R
Un requin de banlieue fait sniffer de la colle
Au frère assassiné qu’il esclavage en naze
Par préméditation de l’argent lapidaire
Moins y a plus de neurones plus y a moins de malaise
R
Enfilades grotesques de perles et de pèze
Par accommodation de discours tutélaires
CO2 mégabits y a des fions qui s’évasent
La planète se délite comme une putain folle
La planète se délite comme une putain folle
La planète se délite comme une putain folle
Punk attitude
La religion n’est plus l’opium
L’opium n’est pas une religion
L’amour est au sanatorium
L’enfance est au crématorium
Vomir social y a pas d’espoir
Dégueuler bière dans la lumière
Désespoir noir y a plus d’histoir’
On finira tous dans la bière
Ah ah ah ah Ah ah ah ah
Ah ah ah ah Ah ah ah ah
Ah ah ah ah Ah ah ah ah
Ah ah ah ah Ah ah ah ah
Aquarium
L’amour fou m’avait fait petit poisson soluble
Fondu de toi, fondu, en toi mon aquarium
Je nageais dans ton sang pour faire battre ton cœur
Et je ne pouvais plus respirer au dehors
Poisson soluble aussi avalé par la chatte
Je frétillais encore vers la petite mort
Ton regard chatoyait dans mon liquide vital
Irisé de mille feux qui mordoraient mes sens
Je vivais inconscient des tourments extérieurs
Ta lune était sereine et jouait sur mes yeux
L’espoir des alevins défiait le hasard
Et l’horizon avait un goût d’éternité
Et puis la réciproque a rompu ses amarres
La pomme artificielle détourné un regard
A peine simplement mais trop pour un orgueil
La musique morbide d’une sirène noire
Emporta le vaisseau où naviguait mon cœur
Et je devins pêcheur de mon propre naufrage
L’eau devenue acide a rejeté mon corps
Les entrailles rongées je crevais d’amour faim
Tentant désespéré d’embrasser le désir
J’avalais l’hameçon aux marches du palais
Et ma langue arrachée bavant des mots sanglants
Je restais pantelant sur la glaise natale
Il fallait réapprendre à respirer dehors
L’age d’homme était là qui me tendait les bras
Sur une terre pourrie dirigée par le fric
Où des requins baveux marchandaient la fess’ fraîche
Je coulais dans le moule mais ris au quotidien
Pavant de dérision les tâches les plus nobles
Au hasard d’un sourire j’avalais un regard
Profond bleu pénétrant à raviver une âme
Echue en déchéance et sèche en apparence
Assis sur la margelle de ses yeux d’onde pure
Je laissais pénétrer l’inconnu merveilleux
Le rêve nuptial et toutes ses turbulences
(Version scénique)
Je suis un poisson des veines féminines
Je suis un poisson qui connaît l’hameçon
Je suis un poisson empoisonné d’amour
Je suis un poisson qui connaît l’âme du son
Je suis un poisson, Je suis un poisson, Je suis un poisson, Je suis un poisson, Je suis un poisson, Je suis un poisson,…
Je suis un POISON
Gloria
L’orage a éclaté
Tu es sous un pommier et ta robe est trempée
Le voile est diaphane il y a tes seins qui pleurent
Ton âme est en bataille dans un corps qui étouffe
Je sens ton sang qui enfle dans ton souffle mouillé
Une pomme ruisselle sur ta gorge à croquer
Ton regard irisé parsème des arcs en ciel
Des rêves en couleur s’estompent sur ton cœur
Des libellules s’égaillent sur un triangle souple
Gouttelettes mordorées éclatées sur tes hanches
What’s your name baby…Baby what’s your name…
What’s your name baby…Baby what’s your name…
Quel est ton nom mon ange
Dans le vent des nuages une voix me répond Gloria, Glo o ria
Gloria,
G-L-O-R-I-A
Gloria, Gloria, Gloria, Gloria,…
Where are you now
Où es tu maintenant
Tu déclanchais la foudre les arbres disjonctaient
Et la lune pissait dans les branches du pommier
Squelette dépravé sur une terre honteuse
Un hurlement de chien suspendait nos mémoires
Et ton ombre arrachée déployait sa détresse
La rosée qui palpite laisse espérer la vie
Diamant scintillant dans les yeux de l’amour
Fascination funèbre dans le viol du temps
Désillusion fatale dans le nid des chacals
Mais au dessus de tout il y a ton image
Yes you are over that but where are you now
I say where are you now
Où es tu maintenant
Dans le vent des nuages une voix m’interrompt Gloria, Glo o ria
Gloria for ever Gloria pour toujours
Gloria, Glo o ria
G-L-O-R-I-A
Gloria, Gloria, Gloria, Gloria,…
What does she do now
Que fait-elle désormais
Elle s’est mariée avec l’éternité
Dans le temps d’un orage et pour la nuit des temps
Plus belle que la foudre explosée sous un arbre
C’est son regard qui teinte le ciel des amoureux
Et c’est son sang qui coule dans la sève du pardon
Elle respire dans l’enfant qui va naître demain
Souffle sur le vieillard qui s’envole aujourd’hui
Gloria pour toujours imprimée dans mon âme
Graine de baobab dans le sol de mon cœur
Pour que vive la vie au plus profond des cieux
Dans le vent des nuages mille voix se réveillent, Gloria, Gloria…And then I feel so good, and then I feel all right
Gloria, G-L-O-R-I-A, tu pénètres ma nuit, I feel so good, I feel all right, G-L-O-R-I-A, G-L-O-R-I-A, G-L-O-R-I-A,
Kapital, c’est radical !
Jolie fille de banlieue tu veux quitter ton trou
Ces immeubles crasseux cette cité où l’on crève
Un patron sirupeux t’offre un bureau de rêve
Mais son arrière pensée c’est d’emplir ton p’tit trou
Kapital, c’est radical !
Quand les bons sentiments dégoulinent sur la scène
L’animateur vitreux fait crever l’audimat
Et c’est son compte en banque qui crie échec et mat
A des millions d’yeux sourds qui marchent dans l’arène
Kapital, c’est radical !
Douleur, chaleur, tendresse à boire
Jouer, pousser, un monde à voir
Amour, toujours, détresse à boire
Social, nuptial, c’est concevoir
Dodo, boulot, bistrot d’la gloire
Vieillesse, sagesse, savoir déchoir
(déclamer très vite) Gesticule animalcule, politicule où tout s’encule, particule ou testicule c’est ridicule,
(en criant) c’était la vie ( puis gros rif)
Quand ton sexe fait rire des femmes rassasiées
Tu prends l’avion ton fric et débarque à Manille
Où des chairs innocentes vivent de la band’rille
Complexée et gluante de riches carnassiers
Kapital, c’est radical !
Quand l’ego d’un ministre déborde de tout’s parts
Se fait brosser l’alliance par des fricards sinistres
Que l’argument racaille fait augmenter ses parts
Unissant le bon peuple à la jet aux belles cuistres
Kapital, c’est radical !
Douleur, chaleur, tendresse à boire
Jouer, pousser, un monde à voir
Amour, toujours, détresse à boire
Social, nuptial, c’est concevoir
Dodo, boulot, bistrot d’la gloire
Vieillesse, sagesse, savoir déchoir
(déclamer très vite) Gesticule animalcule, politicule où tout s’encule, particule ou testicule c’est ridicule,
(en criant) c’était la vie ( puis gros rif)
Ta fierté envolée dans des bureaux ringards
Ton avenir ancré dans une queue au guichet
Seul et parmi tant d’autres avec l’espoir hagard
De trouver sur un mur ton avenir affiché
Chomiste lampiste tu danses plus le twist
Kapital, c’est radical !
Ta révolte ruinée dégouline de vinasse
Ton regard apeuré n’ose plus tendre la main
Ta détresse planquée sous la crasse carapace
Ton ventre qui gargouille ne vomit plus sa faim
SDF déchet de medef tu fais plus la fête
Kapital, c’est radical !
Douleur, chaleur, tendresse à boire
Jouer, pousser, un monde à voir
Amour, toujours, détresse à boire
Social, nuptial, c’est concevoir
Dodo, boulot, bistrot d’la gloire
Vieillesse, sagesse, savoir déchoir
(déclamer très vite) Gesticule animalcule, politicule où tout s’encule, particule ou testicule c’est ridicule,
(en criant) c’était la vie (puis gros rif)
Toumaï
Quel âge as-tu vieux crâne des temps immémoriaux
Tu gis dans la poussière de l’Afrique ancestrale
Carbonne 14 absent du temps pulvérisé
Bio chronologie espace retrouvé
Vieux morceau d’os brisé tu fais parler le temps
A Paléo la jeune fille des baobabs
Et tu tombes amoureux de ces yeux qui te lisent
Tu lui parles et tu parles elle ausculte froidement
Tu souffres que les ondes aient des eaux différentes
Et puis tu es heureux qu’elle revive ta vie
Elle éprouve pour toi une certaine sympathie
Ignorant ton amour qui bouleverse les âges
Que le toucher d’un os a réveillé une âme
Toumaï espoir de vie au-delà du miroir
Baobab
Eléphant végétal accroché dans le ciel
Tes pieds semblent glisser sur le vieux sol fragile
Dans une lente transe sous un soleil de miel
Et ton souffle palpite dans la lumière agile
Tu es mémoire du temps comme un géant à Pâques
Et tu sais qu’un enfant peut cesser de sourire
Ou même vingt sur cent avant d’avoir cinq ans
Innocentes victimes d’une divine arnaque
La terre se dessèche le vent chargé de sable
Sent le sang de rhino aujourd’hui disparu
En d’autres temps des nains riaient dans la savane
Pygmalions gazouillants des temples de la faune
Alors le chasseur blanc a brisé la nature
Un jour le Baobab à Gory Gopéla
Pourra se souvenir de l’Afrique sauvage
Dont le son du tamtam était le seul ramage
Quand l’homme répondait au trot de l’impala
Tes yeux sont mon amour comme cet arbre là
Laissant passer le ciel à travers la ramure
Des pensées ton regard s’enracine et murmure
En mon cœur un doux chant qui défie l’au-delà
SCHIZOPHRENIE 72
L’œil était dans la tombe et regardait Caïn
l’Enfant pulvérisé par sa propre pensée
Réincarnée dans l’âme qui l’a tant rejeté
Ignora l’existence pour pouvoir exister
Quand l’être boomerang bafoue le p’tit génie
Plaque l’humilité sur l’âpre vanité
Le cœur sentimental détruit le cœur physique
Et le verbe émulsif s’étend comme une lave
Deux personnalités s’opposent en la troisième
Enveloppe sociale qui rit à sa détresse
Fusion de trois esprits qui souvent s’entrechoquent
This is the twenty first century schizoid man
(Genèse de l’album. Clef de l’âme dans la plume)