A Baobab
Réinventer un être en partant de sa glaise.
A cinquante ans Wendy aimait toujours Peter Pan avec la conscience intime de l’impossible réciproque et le refus de l’illusion.
Tu fus mon Peter Pan même si nous n’avions pas connu l’âge simultané. Comme un rêve ancien qui se réalisait trop tard.
Le baobab parait indestructible. Pourtant il pousse sur un vieux sol très fragile. Chacun se nourrit de l’autre comme la graine de l’amour dans un cœur malade.
J’ai décidé de reconstruire sur mes propres ruines et d’imaginer pour toi un bonheur « réaliste » et partagé que j’ai pris du plaisir à écrire et je te remercie d’avoir un jour encouragé ma plume pour quelques chansons que je t’avais montrées.
« Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle »… Le début du dernier tercet est une ineptie. Le sentiment pur fait fi de l’amertume comme il ignore le désir égoïste. Mais oui cueille dès aujourd’hui les roses de la vie et quand tu seras bien vieille tu sauras simplement que le temps rétrécit les âges. L’éternité abolit les distances et les âmes n’ont pas de sexe.
Et puis tu sauras contre les apparences que Peter Pan c’est aussi moi…
Célo